Jeudi 8 janvier 2009
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16:59
Ces 4 étapes sont habituellement traversées par un couple avant d’en arriver à une demande
d’accompagnement. Les durées sont très variables (de 2 à 20/30 ans et plus) ; peut être n’êtes vous pas à la même étape, vous et votre partenaire.
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LA RENCONTRE
Quelque chose vous a ému, des éléments se sont réactivés chez vous par la présence de l’autre ; des
éléments que vous avez aimé, apprécié chez un autre (parent) ou que vous n’avez pas eu et que vous auriez aimé avoir. C’est le mécanisme de la projection. L’autre est idéalisé. Chacun à la
conviction intime de pouvoir être comblé par l’autre. Chacun donne ce qu’il a et cherche ce qui lui manque. Chacun reçoit ce qui lui manque et se sent plus « complet ».
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LA RELATION AMOUREUSE
Il y a une réponse, un désir de rapprochement chez l’autre. Chacun oublie son désir propre et sa différence.
Sentiments et sensations sont très forts. C’est une phase fusionnelle très euphorisante : on croit au bonheur, on le vit. Deux écueils s’installent : la peur de perdre l’autre et son
corollaire : s’oublier pour l’autre. On se prive peu à peu d’une partie de soi (désirs, loisirs, relations, style de vie) et on veut que l’autre nous montre son amour (parfois en se privant
lui aussi d’une partie de lui). Une dépendance s’installe : cette fusion est très agréable et nous renvoie à la fusion originelle avec notre mère.
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LA PRATIQUE DE L’AUTRE
Pour se sécuriser où poursuivre le rêve de l’idéal amoureux arrive la vie commune; provoquant un retour au
réel. On découvre d’autres facettes de l’autre. L’exaltation du sentiment s’atténue au profit de la différenciation, du compromis, de la construction, de l’engagement dans le matériel. La relation
s’inscrit socialement et le couple se transforme en famille. Les aspects matériels prennent le pas sur la relation et la communication du couple, qui passe au second plan. Le manque apparaît, mais
souvent pas à la même vitesse chez l’homme ou la femme (on a tout, que veux tu de plus ?). L’autre n’est plus idéalisé mais vu progressivement à travers ses défauts. C’est le temps des
jugements, du marchandage. Le livre des comptes et des mérites est pleinement ouvert et alimenté. Il devient difficile de se parler. D’un coté la relation est insatisfaisante, de l’autre les moyens
pour aborder ce sujet et se confronter l’un à l’autre font peur (et si je me retrouvais seul !!!). Nous voulons protéger la paix du couple et nous installons une guerre larvée ou une
indifférence partagée. Le désir sexuel s’éteint peu à peu, l’autre devient un élément du décor. Nous ne sommes plus là. Le travail et les autres distractions prennent la place, offrent des
compensations et évitent d’affronter la réalité.
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LA DECEPTION
Souvent il est long et difficile de faire ce constat d’une insatisfaction récurrente, d’une absence de joie ou
de projet. Le regard porté sur soi et sur l’autre est très dévalorisant. C’est « l’échec » du couple. A ce stade, il existe plusieurs scénarios :
Le statu quo : le couple
reste ensemble par peur des conséquences d’une séparation au plan matériel et social (les biens, les ressources) familial (les enfants) ou psychologique (peur d’être seul). Chacun est frustré,
mais pas question de changer. Un immobilisme étouffant se met en place.
La compensation à l’extérieur : c’est une des stratégies permettant de mieux vivre le statu quo. Chaque partenaire va trouver en dehors du couple un « terrain de jeu »
plus propice à son épanouissement. D’un coté, cela permet un rééquilibrage, de l’autre, cela met encore plus de distance.
La séparation : notamment si
un des partenaires a démarré une nouvelle relation amoureuse.
La mise en place d’un renouveau relationnel suite à une initiative d’un des partenaires acceptée par l’autre. C’est l’opportunité de mettre les choses à plat et de se donner un nouvel élan par un
travail d’approfondissement.
Par Philippe GEFFROY
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Publié dans : Généralités
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